Blog Post

Read usefull post about our goods

Pourquoi l'Eglise a interdit l'usage de l'arbalète.

416

« Artem illam mortiferam & Deo odibilem, ballistariorum & sagittariorum adversus Christianos & Catholiccos exerceri de cætero sub anathemate prohibimur. » (Concile de Latran II – can. 29 – 1139)

 

« Nous interdisons, entre Chrétiens et Catholiques, l’usage de ces armes mortifères et odieuses à Dieu, que sont les arbalètes et les arcs, sous peine d’anathème. »

 

Depuis le temps que les hommes se balançaient toutes sortes de choses sur la figure pour un oui ou pour un non, pourquoi ce soudain effroi de la part de l’Église Catholique vis-à- vis d’engins connus depuis belle lurette – rappelons que dans la Bible, Ésaü disposait d’un arc pour chasser – que les Romains, pour ne prendre qu’eux, nommaient l’arbalète «arcuballista»  et on montre une arbalète, probablement à répétition, qui armait un des soldats de la Muraille de Chine en… 1 200 avant JC !

 

Au XII° siècle, les progrès sur l’utilisation des bois et de leur contre-collage – à base de colle de poisson –, et sur la serrurerie des mécanismes de détente amène l’allonge des arbalètes au-delà des 200 mètres et, détail fracassant, à 90 mètres, un vireton transperce un chevalier ! En armure, bien sûr !

 

Actuellement nous connaissons le coût d’un char de combat équipé ; celui d’un chevalier en ordre de bataille était du même ordre avec un investissement-temps de 5 ans minimum. Mais son rôle dans la cité dépassait de loin celui d’un conducteur de char formé en 6 mois. Qu’une piétaille, au bout de 8 jours, dotée d’une arbalète fabriquée en 15 jours, puisse l’abattre à sa guise hors de la portée de sa lance, voilà qui risquait de bousculer un peu fortement la pyramide sociale !

 

En réalité, l’Église, sans méconnaître ce point de vue « économique » voyait plus haut et le «chevalier» qu’elle présentait comme un modèle de bravoure, de prudence et de maîtrise de soi ne pouvait être livré à la merci de l’arme d’un «lâche» ne voulant pas se battre «à la loyale».

 

Cette opposition de l’église tendait aussi à éviter les « victimes collatérales » inévitables, on le sait bien, avec les armes de jet à longue distance et surtout à rendre à l’homme la responsabilité directe de son acte de vie ou de mort. Après l’arbalète, cette prise de conscience se présentera à nouveau, quoique moins « médiatisée », lors de l’introduction de l’arquebuse et, tout récemment, celle des drones et des armes à déclenchement automatique. L’Histoire continue !

Comments (0)

No comments at this moment
Only registered and logged customers can add comments
  • une expédition rapide, généralement dans les 36 h.
  • un emballage soigné
  • des articles en stock (sauf mention contraire)
  • un payement sécurisé
  • garantie 2 mois sur les arbalètes ( sauf corde et arc)


PROMOTIONS

SOYEZ LE PREMIER À SAVOIR

Obtenez toutes les dernières informations sur les événements, les rabais et nos offres. Inscrivez-vous à notre newsletter dès maintenant.

Vidéo du moment