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Comment bander une arbalète : toutes les techniques sont permises.

Comment bander une arbalète : toutes les techniques sont permises.

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L’arbalète, évolution et concurrente de l’arc, exige comme celui-ci une certaine « poigne » pour y emmagasiner l’énergie qui sera convertie en mouvement par la détente de son arc. Cette énergie se mesure simplement par la force de traction exercée entre corde et centre de l’arc, la vitesse de déclenchement étant, aux grandes époques d’utilisation, impossible à mesurer. L’avantage de l’arbalète sur l’arc est, pour une portée égale, la possibilité d’une visée plus stable puisque l’armé devenait fixe et n’entraînait pas un effort musculaire fatigant. De là à augmenter la puissance de l’arc propulsif pour des portées efficaces plus grandes, il n’y avait qu’un pas ! Mais si l’allonge de l’arbalète gagne 50 mètre par siècle entre le XIIème et le XIVème siècle, passant de 150 à 250 mètres, n’oublions pas que pour une portée double, toutes choses égales, il faut quatre fois plus d’énergie et, par exemple, passer de 80 livres à plus de 300, le tout sans se pincer les doigts ni casser sa corde, ni passer son enfance en salle de musculation comme les archers gallois pour servir leur Long bow (jusqu’à 150 livres) !


Comment tirer sur la corde ?


Tous les moyens sont bons : les grecs appuient le bout de l’arbrier sur le ventre et tirent avec les mains. Rapidement tout le monde appuie sur l’arc avec le pied, seul ou à plusieurs, et y met toujours la main.
Bientôt un étrier en tête de l’arbrier permettra, en y engageant le pied, d’utiliser la puissance de la jambe ou même du tronc, en s’aidant d’un crochet attaché à la ceinture, directement ou au bout d’une lanière. Enfin, première apparition de la technologie, en accrochant par son réa, une poulie à la corde, grâce à un point fixe en bout de l’arbrier, l’arbalestrier peut dédoubler l’effort de ses bras sans trop de complications.
Mais le métal des armures s’améliorant, il faut que l’arbalète suive et son arc passe à l’acier. On passe allègrement des 80 à 100 livres à 200 et au-delà, et les doigts ne suivent plus ! Tous les systèmes connus d’aide à la traction sont mis à profit.


Le levier ou croc


Dire que le pied de biche est « un levier coudé qui pivote en glissant sur deux tourillons fixés de part et d’autre de l’arbrier en arrière de la noix et comportant un crochet articulé qui attire la corde de l’arbalète dans son mouvement en arrière », est moins parlant que la figure ci-contre : Il est utilisé sur des arbalètes de moyenne puissance, à pied et surtout à cheval.
Par ailleurs, un type de levier plus simple se rencontre parfois sur des arbalètes plus légères encore (de chasse ou de « dame »). C’est un simple bras articulé au bout de l’arbrier, qui ramène de la même façon un crochet attirant la corde vers la noix d’accrochage.


La poulie


Suivant son importance liée à la puissance de l’arbalète, on voit la poulie simple, déjà citée, et la poulie multiple ou mouflage. Ce dernier utilise deux ou trois paires de poulies : deux fixes, attachées à un « tour » emboité au bout de l’arbrier et actionnées par une manivelle
double, deux mobiles entraînant la corde par un crochet double. Une troisième paire peut démultiplier encore la force de traction

Le treuil


Sur les arbalètes de moyenne force, il est emboité au bout de l’arbrier et tire la corde par enroulement des deux lanières munies de crochets. Son action peut être aussi démultipliée par une poulie au niveau de la corde, son « tour » faisant point fixe.
Mais sur les arbalètes de grande puissance, placées à poste fixe en défense de remparts ou, en campagne, sur affut, son diamètre suffit à lui fournir la force nécessaire au « guindage » de l’arc… avec l’aide de deux (ou plus) servants, tirant sur ses guindeaux.


Les engrenages


Les arbalètes à « cry » ou à « cranequin » (quoique le nom soit controversé) sont bandées à l’aide d’une crémaillère tirant la corde actionnée par un engrenage mû par une manivelle. Très employée par les cavaliers, ceux-ci étaient dits « cranequiniers ».
En Allemagne fut mis au point un système s’en rapprochant mais où les engrenages étaient inclus dans l’arbrier.


Conclusion

Ce tour d’horizon rapide n’épuise pas le catalogue des inventions issues de tous les pays qui utilisèrent l’arbalète, jusqu’au XVIIIème siècle en Europe où les progrès de la serrurerie permirent, dans ce domaine, des réalisations parfois surprenantes, et en Chine où la mise au point de l’arbalète « à répétition » (chargeur de 12 coups, parfois double), dès 300 ans avant JC, masqua l’utilité de la poudre dans l’armement jusqu’à la fin du XIXème siècle. Mais ceci...

Comments (1)

François d 10.18.2016
Enfin un article éclairant quoique succinct, mais je sais que le sujet est vaste et j'espère que vous y reviendrez ! Quelques illustrations n'auraient pas été de trop (cas du "pied de biche"). Merci tout de même pour le tout.
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